Le cerveau, machine à probabilités ?
Jacques Droulez
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L'édito :
Imaginez que chacun de nos mouvements et chacune de nos pensées soient le fruit, au fond de notre crâne, de puissants calculs de probabilités ! Autrement dit, nous serions tous de formidables statisticiens. Vous n'y croyez pas ? Suivez les explications de Jacques Droulez.
Pour raisonner dans un monde incertain, les hommes et les animaux ont besoin de faire des calculs de probabilités.
L'action complète la perception.
Théorie subjectiviste (ou bayésienne) : les probabilités sont déterminées par des informations subjectives, des croyances, sans qu’elles puissent être inférées logiquement ou empiriquement.
Théorie fréquentiste : les probabilités sont induites par des évènements passés.
Toute information ou événement est associé(e) à la probabilité que cette information ou événement soit vrai(e) : tout est hypothèse.
Les ordinateurs ont été construits pour ressembler au cerveau humain.
On se trompe parce qu'on prend une décision sur la base de mauvaises informations a priori.
La perspective est innée chez l'homme.
Même des organismes qui n'ont pas de cerveau sont capables de formes frustes de raisonnement.